Enfant bénéficiant de beaucoup de liberté, elle fait souvent l'école buissonnière avec la complicité maternelle, pour rester chez soi peindre, lire, s'absorber dans la musique. Au conservatoire de Perpignan, c'est un professeur très spirituel qui l'initie au piano, Claude-Philippe Durand. 

 

Juliette joue pour la première fois avec orchestre à l’âge de neuf ans pour un concerto de Mozart. Trois ans plus tard, à douze ans à peine, elle se produit encore avec orchestre dans le Ier concerto de Chopin. Et dans la foulée, elle assure son premier récital de soliste. 

 

Au CNR de Paris, ville qui l'impressionne, elle se forme avec Olivier Gardon et Eric le Sage, (piano et musique de chambre). 

Elle y suit une formation complète qui la mène de Paris à la Haute Ecole de Genève, sous l'égide de Dominique Weber, un élève et assistant de Leon Fleisher, lui-même héritier de la tradition des maîtres Schnabel et Vercelli. La filiation est prédominante en musique. D.Weber est celui qui la forme le plus complètement et l’enseignant le plus complet qu’elle ait connu à ce jour.  

 

Témoignage de sa curiosité et d'un parcours complet, ses diplômes à Paris et Genève parlent d'eux-mêmes:

Premier prix du Conservatoire Régional Supérieur de Paris en Piano, Premier Prix en Musique de Chambre. A la Haute Ecole de Genève, elle récolte aussi bien les Diplômes de Soliste, Concertiste, que diplôme de Musique de Chambre, d’Improvisation, de Pédagogie,  ainsi qu'un Prix Brolliet décerné aux parcours exceptionnels.

 

Durant ces années de training intensif, sa curiosité lui fait croiser des personnalités musicales, parmi les meilleurs enseignants et solistes  français, comme Pascal Devoyon, Jacques Rouvier, Denis Pascal, Roger Muraro, ainsi que  Piotr Anderszewski, Roger Muraro, Denis Pascal, François René Duchable.

Par ses nombreux cours moissonnés ça et là, elle acquiert des connaissances sur la technique argentine transmise par Scaramuzza (Ecole qui donnera Gelber et Argerich), la technique Russe auprès d’enseignants de l’école moscovite, et connaît la tradition Française par les héritiers de Marguerite Long.

 

A la sortie de ses études, le milieu musical suisse la porte et un mécène la prend sous son aile. La fondation Queluz lui offre son premier enregistrement, paru chez Dinemec, consacré à Schumann (Kreisleriana) et Brahms (variations op 9.)

 

En Suisse, où elle réside, elle se produit avec des musiciens qu'elle affectionne, comme le quatuor Terpsycordes, Antoine Marguier, Rachel Kolly d'Alba, Cédric Pescia, Camille Thomas, Helmut Deutsch. 

 

En 2010, ses activités extra-concertistes la mènent à fonder avec l'association Musique Espérance Albi, la première édition de Piano au Palais, en tant que directrice artistique. Y sont programmés, au sein du Palais de la Berbie, Cédric Pescia et Zhu Xiao Mei. 

 

En 2012, elle est également choisie parmi 66 femmes par le Conseil Général des Pyrénées Orientales pour avoir particulièrement marqué l'histoire de leur région, ce qui donne lieu à un livre paru aux éditions Trabucaïre. 

 

Son récital remarqué de musique russe -et incluant la Sonate-Fantaisie de Scriabine et le Roméo et Juliette de Prokofiev- donné à LAVAUXCLASSIQUE, est disponible en téléchargement sur MMedia/ CLASSICALLTV.

 

En 2014, elle enregistre un disque Frédéric Chopin, au studio La Fonderie, Fribourg, avec l’ingénieur du son Florian Pittet, grâce à l’aide de la fondation du Centre Patronal Vaudois.

 

En 2016, son premier album de chansonnière, sous le nom de scène Charles, invite le Quatuor Terpsycordes, ainsi que des musiciens de l’Hemu Jazz et de l’OCL, pour un premier opus très écrit mettant en valeur une musique acoustique et l’écriture pianistique. Elle compose pour piano et instruments, écrit les paroles, chante et joue.

 

Passionnée de communication sous toutes ses formes, verbes, son, texte et voix, elle commence en 2016 une formation à Espace2 pour devenir animateur de la chaîne musicale et culturelle et anime depuis diverses émissions dont la Matinale et le Concert du Mardi.